Assurances en RDC : vers une décennie de transformation et de digitalisation
Dix ans après l’ouverture du marché congolais des assurances à la concurrence, un panel d’experts, incluant l’Honorable Sénateur Tony Labila, a dressé le bilan du secteur en République démocratique du Congo. Le Sénateur a insisté sur le rôle crucial des assurances, qui créent des emplois et protègent contre les risques quotidiens. La rencontre a permis d’identifier les défis persistants et de recommander deux axes pour dynamiser le secteur : renforcer la contribution des assureurs au développement socio-économique et généraliser la digitalisation des services pour faciliter la gestion des contrats et sinistres à distance.
Par Léon Idole HOPAY
Dix ans après l’ouverture du marché congolais des assurances à la concurrence, un panel d’experts s’est réuni pour dresser un état des lieux d’un secteur en pleine mutation en République démocratique du Congo.
Parmi les intervenants figurait l’honorable sénateur Tony Labila, qui a pris part aux échanges consacrés au bilan et aux perspectives d’avenir de cette branche stratégique de l’économie nationale.
Dans son intervention, le parlementaire a insisté sur l’enjeu crucial que représentent les sociétés d’assurances. Au-delà de leur contribution à la création d’emplois formels, a-t-il souligné, ces entreprises constituent un mécanisme essentiel de protection contre les risques du quotidien, qu’ils soient liés à la santé, aux biens ou aux activités professionnelles.
À ce titre, le secteur assurantiel participe à la stabilisation du tissu économique et au renforcement de la résilience des ménages comme des entreprises. L’objectif de la rencontre était d’identifier les zones d’ombre qui persistent une décennie après la libéralisation du marché : faible taux de pénétration des produits d’assurance, déficit de confiance du public, contraintes réglementaires ou encore insuffisante culture assurantielle.
Les experts ont ainsi formulé plusieurs recommandations pour dynamiser le secteur. Deux axes majeurs se dégagent. D’une part, une implication plus active des compagnies d’assurances dans le développement socio-économique du pays, notamment par des investissements structurants et des produits adaptés aux réalités locales.
D’autre part, l’accélération de la digitalisation intégrale des services. Cette transformation technologique devrait permettre aux assurés de souscrire, gérer leurs contrats et déclarer leurs sinistres à distance, via leurs smartphones, favorisant ainsi l’inclusion financière et l’élargissement de la base des assurés.
À l’issue des travaux, les participants ont convenu que la consolidation du secteur passe désormais par une modernisation profonde des pratiques, une gouvernance renforcée et une meilleure appropriation des mécanismes d’assurance par la population. Dix ans après la libéralisation, l’heure est donc moins au constat qu’à l’action.