ESU – Université des Sciences de l’Information et de la Communication (ex-IFASIC) : un séisme institutionnel

À peine nommée rectrice de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNIC), la professeure Espérance Bayedila a annulé toutes les décisions d’engagement du personnel scientifique et administratif prises entre 2022 et 2025 par son prédécesseur, le professeur Jean-Richard Kambayi Bwatshia. Ces engagements seraient, selon elle, en violation des règles légales et réglementaires de l’enseignement supérieur. Au total, 118 personnes sont concernées par cette mesure qui bouleverse profondément l’organisation administrative et académique de l’université. Ce geste, perçu tantôt comme un coup de balai radical, tantôt comme une remise à l’ordre nécessaire, marque le début d’une nouvelle ère pour l’institution, avec l’ambition de restaurer légalité, crédibilité et bonne gouvernance à l’ex-IFASIC.

ESU – Université des Sciences de l’Information et de la Communication (ex-IFASIC) : un séisme institutionnel
Professeur espérance BAYEDILA , rectrice de l'UNISIC

Par Léon Idole HOPAY

Un véritable tremblement de terre institutionnel secoue l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNIC), ex-IFASIC. À peine installée à la tête de cet alma mater, la nouvelle rectrice, la professeure Espérance Bayedila, a pris une décision aux conséquences majeures : le retrait de toutes les décisions d’engagement du personnel scientifique (professeurs et assistants) ainsi que des agents, prises sous le rectorat de son prédécesseur, le professeur Jean-Richard Kambayi Bwatshia, entre 2022 et 2025. 

Selon le document officiel consulté par la rédaction, ces engagements auraient été effectués en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur dans le secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

 Au total, 118 personnes sont directement concernées par cette mesure, qui redessine en profondeur l’architecture administrative et académique de l’institution. Dans l’imaginaire africain, lorsque Ngai, le gardien de l’ordre chez les peuples bantous, retire sa protection, c’est pour rappeler que toute autorité doit d’abord se soumettre à la loi.

À l’UNIC, cette décision sonne comme un rappel à l’ordre institutionnel, une volonté affichée de restaurer la légalité là où, selon la nouvelle gouvernance, elle aurait été bafouée. Ce coup de balai administratif, perçu par certains comme une rupture brutale et par d’autres comme une opération de salubrité académique, ouvre une période d’incertitude pour les concernés, mais aussi un nouveau chapitre pour l’université.

Reste à savoir si cette démarche, aussi radicale que symbolique, permettra de refonder durablement la crédibilité et la gouvernance de l’ancienne IFASIC, temple de la formation des communicateurs congolais.