Kwilu / Idiofa : Violences à Panu-Cité, déjà trois morts. L’honorable Papy Labila Nkalim appelle au retour de la paix

La cité de Panu, dans le territoire d’Idiofa (Kwilu), est secouée depuis le mardi 3 février 2026 par de violents affrontements consécutifs à l’arrestation de trois chefs présumés de bandes « kuluna ». En réaction, leurs partisans ont affronté la police, pourtant en sous-effectif, provoquant une escalade meurtrière. Le bilan provisoire fait état de trois morts ,deux policiers et un civil , ainsi que de plusieurs blessés, dont le commandant de la police locale dans un état critique. Face à cette situation, le sénateur Papy Labila Nkalim a condamné fermement ces actes criminels et appelé les autorités à rétablir urgemment la paix et la sécurité. À ce jour, la cité reste paralysée : populations en fuite, infrastructures fermées, libération de détenus après l’attaque du commissariat, et climat de non-État. La menace d’extension des violences inquiète, avec Idiofa et Kikwit déjà en alerte.

Kwilu / Idiofa : Violences à Panu-Cité, déjà trois morts. L’honorable Papy Labila Nkalim appelle au retour de la paix
Les corps des victimes sans vie dans la cité de Panu

Par Léon Idole HOPAY

La cité de Panu s’est réveillée sous le choc d’une violence inouïe ce mardi 3 février 2026. À l’origine de ces événements tragiques : l’arrestation de trois chefs présumés de bandes de jeunes délinquants communément appelés « kuluna ». Mécontents de l’interpellation de leurs leaders, leurs partisans ont engagé de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Des détonations d’armes à feu ont retenti dès les premières heures de la matinée dans plusieurs quartiers de la cité.

Les policiers, en sous-effectif, ont été opposés à une foule nombreuse de kuluna armés de machettes, de lances et de pierres. Le bilan provisoire est lourd : deux policiers tués, un civil abattu et plusieurs autres grièvement blessés. Le commandant de la police locale a, quant à lui, été violemment tabassé et se trouve dans un état critique.

Réagissant à cette escalade de la violence, l’honorable Papy Labila Nkalim, sénateur et actuellement Directeur de cabinet adjoint au ministère des Infrastructures et Travaux publics, a exprimé sa profonde indignation :

 « Je suis choqué par le comportement criminel qui sévit actuellement à Panu-Cité. Il est inconcevable et incompréhensible de vivre un tel scénario dans mon territoire. Ce niveau élevé de criminalité doit être rapidement réduit. J’en appelle aux autorités compétentes afin que tout soit mis en œuvre pour le rétablissement de la paix et de la quiétude. Je condamne avec la plus grande fermeté les actes criminels de ces jeunes qui s’en prennent aux forces de l’ordre. »

À l’heure actuelle, le calme n’est toujours pas rétabli. Craignant le pire, de nombreux habitants ont traversé la rivière Kasaï pour se mettre à l’abri. La cité est totalement paralysée : hôpitaux fermés, marchés déserts, écoles à l’arrêt.

Les maisons se vident progressivement tandis que les échauffourées se poursuivent. Profitant du chaos, des groupes d’inciviques ont attaqué le commissariat de police et procédé à la libération des détenus.

Un désordre généralisé s’est installé, donnant l’image d’une véritable situation de non-État. Le pire reste à craindre, d’autant plus que les villes d’Idiofa et de Kikwit ont déjà été mises en alerte.

Selon des témoignages recueillis sur place, hier entre 6 et 8 h 45, des tirs nourris ont été entendus jusque dans les environs du couvent des missionnaires oblats, situé non loin du commissariat de police et de l’hôpital où sont admis le commandant blessé et où reposent les corps sans vie des policiers tombés en service.

« Priez pour nous, car tout est paralysé », confie un habitant. Même le marché central est resté fermé.