#RDC | Affaire Aubin Minaku : des révélations faites depuis Paris
Albert Mukulubundu, président du Front Démocratique Africain (FDA), affirme depuis Paris qu’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD, aurait été enlevé par des agents du Conseil national de cybersécurité (CNC). Selon ces déclarations, il aurait été interpellé à son domicile, transporté à travers Kinshasa puis détenu dans un cachot clandestin. Le FDA dénonce de graves violations des droits humains, établit un parallèle avec le décès de l’ancien ministre Chérubin Okende et exige la libération immédiate d’Aubin Minaku ainsi que d’autres personnalités qualifiées de détenus politiques. À ce jour, aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée.
Léon HOPAY
Selon des déclarations faites depuis Paris par Albert Mukulubundu, président du Front Démocratique Africain (FDA), Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD, aurait été enlevé par des éléments du Conseil national de cybersécurité (CNC).
D’après ces révélations, des agents auraient fait irruption au domicile de l’intéressé, brisant la vitre de sa chambre à coucher, avant de le cagouler. Il aurait ensuite été conduit à bord d’un véhicule 4x4 aux vitres teintées, dans lequel il aurait été transporté pendant plusieurs heures à travers la ville de Kinshasa, avant d’être détenu dans ce qui serait l’un des cachots clandestins du CNC.
Le FDA, formation politique dirigée par Albert Mukulubundu, dénonce et condamne fermement ces faits, qu’il considérerait comme de graves violations des droits humains. Le mouvement établit également un parallèle avec le décès de l’ancien ministre Chérubin Okende, lequel, selon le FDA, serait survenu dans des circonstances similaires après son interpellation par les mêmes services de renseignements.
Dans cette déclaration, le FDA exigerait la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku, ainsi que celle d’autres personnalités qualifiées de détenus politiques, notamment Emmanuel Shadary, Parole Kamizelo alias “Maîtrisable”, Dunia Kilanga, Nathanaël Onokomba, Papy Mawesi et Pascal Isumbisho. Le mouvement mentionne également des officiers des Forces armées qui seraient détenus arbitrairement par le CNC et l’auditorat militaire de Kinshasa.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités concernées n’aurait encore été rendue publique.