Affaire révision constitutionnelle: “ceux qui demandaient le dialogue , il est temps de dialoguer”, Honorable Dhedhe Mupasa
Le député national, Dhedhe Mupasa, élu de la circonscription d’Idiofa , dans la province du Kwilu, a accordé , il y a quelques jours, une interview à un consortium de médias dont quotinfo.net .
Le président du parti politique Fidec , cher à Mme la gouverneure du Lualaba , Fifi Masuka , a évoqué plusieurs questions d’actualité dont celle de la révision constitution initiée par le président de la république.
Pour Dhedhe Mupasa, il est tout à fait logique de réviser la constitution qui ne s’adapte plus aux réalités auxquelles est confrontée la république.
« Depuis 2006, quel est l’état de développement de ce pays ? Si on doit énumérer les actions , quel développement cette constitution a-t-elle apporté ? Il est important d’amorcer d’autres réformes qui encourent aux besoins directs de la population. », a déclaré l’élu d’Idiofa .
Dhedhe Mupasa souligne aussi que cette problématique n’est pas seulement voulue par le chef de l’Etat , mais aussi par l’opposition.
« L’opposition se dit : attends d’abord, qu’on aille aux élections. Si on gagne , on va réviser . Même à l’époque du président Kabila , on a fait quelques réformes et on voulait même en faire plus.pourquoi organiser les élections au mois de décembre , un mois pluvieux ? On n’a pas encore de routes pour transporter les matériels. On ne peut pas changer ? Pour changer cela , il faut changer aussi la constitution », estime le président du Parti FIDEC.
Par ailleurs, il dit respecter le mot d’ordre du chef de l’Etat .
« Je respecte le mot d’ordre du président de la république : discuter . Dites-moi ce que vous voulez . Si la population s’oppose à la révision , le chef de l’Etat ne fera rien . Il est dans la constitution, il est dans son mandat et il vous donne la possibilité de dialoguer . Les gens qui demandaient le dialogue , c’est maintenant le moment de dialoguer », a fait savoir Dhedhe Mupasa.
Parlant de la peine de mort que le gouvernement prévoit d’appliquer pour mettre fin à l’insécurité causée par des bandits urbains communément appelés kuluna , Dhedhe Mupasa n’a pas hésité d’exprimer son opposition à cette mesure .
« Je ne suis pas pour l’application de la peine de mort . Le gouvernement doit mettre en place tous les mécanismes de gouvernement pour stopper ce phénomène, chercher les vraies causes . Quand nous étions tout petits dans cette ville , il y avait un phénomène pareil et le gouvernement avait réussi à y mettre fin en arrêtant tous ces enfants désœuvrés .il y avait l’accalmie quand chaque enfant pouvait aller à l’école , quand chaque parent était payé à la fin du mois , pouvait prendre la responsabilité de ses enfants, quand l’Etat pouvait faire le centre maman Mobutu .la vie humaine est sacrée », explique-t-il.
Élu en 2018 puis réélu en 2023, Dhedhe Mupasa s’est illustré dans la politique de l’espace grand Bandundu à travers ses initiatives de développement.
Initiateur du mouvement socio-culturel ban-a-maa, il a été récemment désigné président du parti politique Fidec , membre de l’union sacrée de la nation.