RDC / Congrès : Ce que la tyrannie de Bokassa et de Mobutu n'allaient admettre (Tribune de India OMARI )

Décembre 18, 2024 - 15:30
Décembre 18, 2024 - 15:57
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RDC / Congrès : Ce que  la  tyrannie de Bokassa et de Mobutu n'allaient admettre (Tribune de India OMARI )
Au dessus India OMARI,cadre du PPRD, en bas le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Vital Kamerhe,qui fait des accolades au Chef de l'État.

Par Léon Idole HOPAY

Lors du congrès dernier , les congolais ont écouté un autre l'hymne que le débout congolais.C'est celui du parti présidentiel qui est entonné à la place de celui reconnu par la constitution. 

Un acte qui a surpris plus d'un congolais dans le rang des gouvernés.Le Chef de l'État et le Président de l'Assemblée Nationale n'étant pas sur le pont, ils ont fait fi de la bavure.

L'opinion se pose la question si cet acte ne violait-il pas la constitution ?

Cet acte de violation de la Constitution n'était pas connu du président de l'Assemblée Nationale , Vital Kamerhe ,Professeur de l'économie et universitaire ou en encore du Chef de l'État?

Si vraiment la République avait un vrai homme de droit, un démocrate à la tête du parlement à la trampe ( rang ), des honorables présidents honoraires Philomène OMATUKU, Olivier KAMITATU ou le Professeur Aubin Minaku Ndjalandjoko ,la République ne connaîtrait pas cette honte et ces militants de l'Udps seraient recadré voire sanctionnés, autant plus que l'acte commis serait semblable à un coup d'Etat.

Très étonnant,comment peut-on exécuté l’hymne d’un parti politique à la place de l’hymne national devant tous les officiels de la Republique et les invités de marque, sans que le Président de séance, le Président de l’AN ne dise mot et même le Président lui même?

Mobutu, bien que dictateur, ne pouvait admettre cette salissure.

Voire le Président de l'Assemblée Nationale honoraire Aubin Minaku, professeur de droit,un homme qui a plus d'un tour dans son sac, ne pouvait laisser passer une telle souillure.

On imagine bien sûr, comment ce professeur de droit devait user de son pouvoir régalien, tel que prévoient la constitution et le règlement intérieur de l’Assembée Nationale pour immédiatement demander au Chef de l’État de s’asseoir en faisant retentir le marteau qui a une force légale, matérielle et spirituelle afin de respecter la Republique. 

Fort malheureusement, le Chef de l’État a pris parole à la suite de cet incident sans remord, comme si cela passait inaperçu.

 La République a perdu ses lettres de noblesse. Et l’on demande si nous méritons encore du respect sur le plan international. Cet acte qui peut être pris pour coup d'État, aurait laissé entendre au congolais le discours victime du Chef de l'État.

 Par ailleurs, quelle connotation peut-on donner au discours du chef de l'État fait devant une représentation des officiels qui ont préféré mettre un pied dans la brousse et un autre sur la route?

 Ce discours du chef de l'État serait pris pour un meeting politique organisé au palais du peuple. À l'absence de l'hymne national, la cérémonie aurait dorénavant perdue son caractère institutionnel et solennel, par ricochet, elle aurait automatiquement perdu son attitude national en faveur d'un meeting d'un parti politique.

Ce comportement déplorable semble n'avoir produit aucun effet dans le chef des hautes autorités congolaises censées veiller au respect de la constitution.

Un acte condamnable même par des grandes tyrannies telles que celle de l'époque de Joseph Mobutu seseseko Kuku ngbendu wazabanga ou encore, en Guinée chez Bokassa.