Arrestation opaque d’un haut dirigeant de l’AFDC-A : Le parti de Bahati Lukwebo exige la libération immédiate de ses cadres
L’Alliance des Forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), formation politique dirigée par l'Honorable Professeur Modeste Bahati Lukwebo, a dénoncé avec vigueur l’interpellation, ce jeudi au beach Ngobila, de son vice-président national Hilaire Kasusa Kikobya et de quatre de ses compagnons. Intervenu sans mandat ni explication, ce coup de filet suscite une vive incompréhension au sein de la famille politique du sénateur.
Selon le chargé de communication du parti, Hilaire Kasusa Kikobya, qui préside également le Conseil d’administration de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA), regagnait Kinshasa à l’issue d’une mission de service officielle effectuée à Brazzaville. À sa descente de l’embarcation, il a été appréhendé en compagnie de Maître Phukuta Kuala Jean-Claude, venu l’accueillir, ainsi que de trois autres membres de l’AFDC-A, identifiés comme Yvon Yanga et Valery Ilunga, auxquels s’ajoute un quatrième camarade.
L’ensemble des personnes arrêtées a été immédiatement conduit dans les locaux de la Détection militaire des activités anti-patrie (DEMIAP), le puissant service de renseignement militaire. Aucune notification officielle n’est venue éclairer, jusqu’à cette heure, les motifs de cette privation de liberté, ce qui inquiète profondément la direction de l’AFDC-A.
« Nous demandons la libération immédiate de ces compatriotes qui n’ont aucun problème avec qui que ce soit », a insisté le porte-parole du parti, tout en rappelant le profil respecté de Kasusa Kikobya, à la fois responsable politique de premier plan et gestionnaire d’un établissement scientifique stratégique pour la recherche agricole nationale. L’arrestation d’un vice-président national de retour d’une mission transfrontalière, sans qu’aucun grief ne soit articulé, est perçue par les cadres de l’AFDC-A comme une intimidation inacceptable.
Alors que le flou demeure total sur les charges éventuelles retenues contre les cinq militants, l’AFDC-A, pilier de la coalition au pouvoir, hausse le ton et exige des autorités compétentes qu’elles s’expliquent sans délai sur cette opération qui jette le trouble dans le landerneau politique congolais.