RDC: l’Anser dresse un bilan contrasté de son premier quinquennat

RDC: l’Anser dresse un bilan contrasté de son premier quinquennat
Ingénieur Damien TWAMBILANGANA, DGA d’anser lors du briefing du 17 juillet .

Cinq ans après son lancement, l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a présenté jeudi le bilan de son premier mandat. C’était lors d’un briefing de presse co-animé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, et le directeur général adjoint de l’agence, Damien Twambilangana.

65 projets engagés, mais une couverture encore limitée

Depuis sa création en 2020, l’ANSER a initié 65 projets d’électrification à travers le pays, dont 22 sont à ce jour entièrement achevés. À titre d’exemple, Damien Twambilangana a évoqué la construction de centrales dans les territoires d’Idiofa (Kwilu) et de Mweka (Kasaï), considérées comme des avancées notables dans la lutte contre les inégalités d’accès à l’énergie.

Malgré ces efforts, le défi reste de taille. Environ 8 ménages ruraux sur 10 demeurent toujours sans accès à l’électricité. L’ambition affichée se heurte à des contraintes majeures.

Un budget insuffisant pour un défi national

Avec une enveloppe budgétaire de 50 millions de dollars allouée par le gouvernement congolais en cinq ans, l’ANSER a dû composer avec des moyens limités face à une mission colossale : connecter les zones les plus enclavées du pays.

« Plus de 80 % de la population rurale est encore plongée dans l’obscurité », a déploré M. Twambilangana. Il a pointé du doigt plusieurs obstacles : des difficultés logistiques récurrentes pour transporter les équipements, l’enclavement de nombreuses localités et un manque de financements structurels.

Cap sur 2030 : un objectif ambitieux de 52 % de couverture

Alors que le taux national d’électrification plafonne à 20 %, l’ANSER affiche une ambition claire : atteindre 52 % de couverture électrique d’ici 2030. Pour y parvenir, l’agence appelle à une mobilisation accrue des ressources, tant internes qu’externes.

L’institution affirme par ailleurs adopter une stratégie décentralisée, articulée autour de six pools géographiques, pour mieux s’adapter aux réalités de terrain.