RDC: Le cardinal AMBONGO dénonce l’insouciance du gouvernement dans la résolution de la crise sécuritaire

Mars 31, 2024 - 11:08
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RDC: Le cardinal AMBONGO dénonce l’insouciance du gouvernement dans la résolution de la crise sécuritaire
Le cardinal Fridolin AMBONGO lors de son homélie du samedi saint en la cathédrale notre dame du Congo à Kinshasa.

Le cardinal Fridolin AMBONGO BESUNGU s’est exprimé sur la situation sécuritaire du pays , hier , lors de la célébration du samedi saint, à la cathédrale notre dame du Congo .

L’archevêque métropolitain de Kinshasa fustige l’attitude du gouvernement face à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC.

D’après le prélat catholique, l’heure n’est plus aux discours.

« Une bonne partie de notre pays est déjà occupée dans l’Est. Pendant que nous tenons de discours, les autres occupent notre pays. Ils sont entrain de venir, nous tenons de discours ici comme si tout allait bien, ils avancent », a-t-il déclaré.

Parlant de ceux qui rejoignent la rébellion dans l’Est de la RDC, le cardinal estime que cela est dû aux actes susceptibles de fragiliser la cohésion nationale que pose le régime .

« Pourquoi rejoignent-ils les rebelles dans l’Est, même à partir de Kinshasa ? «C’est parce qu’ici à Kinshasa nous continuons à poser des gestes qui blessent les autres, fragilisent la cohésion, excluent les autres du gâteau national», explique-t-il.

En ce qui concerne la situation économique du pays , le cardinal regrette que les congolais soient devenus esclaves dans leur propre pays .

“Aujourd’hui, nous sommes constitués en esclavea dans notre propre pays particulièrement à Kinshasa.Ce ne sont plus les congolais qui ont le contrôle de l’économie”, s’inquiète le cardinal.

Pour le successeur de Feu Laurent Monsengwo, La RDC n’a pas d’armée.

« Un peuple abandonné ne rêve que du moment où quelqu’un viendra à son secours », a-t-il conclu.

La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC continue de susciter des réactions de la part de plusieurs personnalités.

La plupart fustigent la gestion de la crise par le gouvernement.

Cette crise a causé le déplacement interne de deux millions de personnes vivant dans des camps près de Goma et dans la province voisine du sud-Kivu.