BcC : Premier tir d’André Wameso, le nouveau gouverneur
À son entrée en fonction à la Banque centrale du Congo, André Wameso Nkualoloki a marqué les esprits en injectant 50 millions de dollars sur le marché au taux de 2 776 CDF/USD. Ce geste, perçu comme un signal fort, vise à lutter contre le blanchiment de capitaux et à stabiliser le franc congolais. Successeur d’une gouvernance critiquée, Wameso, technocrate proche du président Félix Tshisekedi, incarne l’espoir d’un redressement monétaire. Dans son premier discours, il a promis rigueur, lutte contre les pratiques illicites et restauration de la confiance dans la monnaie nationale. Son défi reste de transformer ces annonces en résultats concrets.
Par Léon Idole HOPAY
À peine installé à la tête de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki a lancé un premier signal fort. Soucieux de freiner, voire d’éradiquer le blanchiment de capitaux et de stabiliser le franc congolais, le nouveau gouverneur a frappé un grand coup en injectant 50 millions de dollars américains sur le marché bancaire. Ces fonds ont été vendus aux banques commerciales au taux de 2 776 CDF pour un dollar, une opération qui vise à contenir la spéculation et à renforcer la confiance dans la monnaie nationale.
Cette initiative, perçue comme son premier « tir percutant », s’inscrit dans les attentes majeures de la population congolaise : la stabilité monétaire.
Après une gouvernance de la BCC jugée calamiteuse sous la direction précédente, marquée par des critiques virulentes et une gestion chaotique, le désir de changement s’est exprimé avec force. La nomination de Wameso, considéré comme un technocrate chevronné, cristallise désormais l’espoir d’un tournant décisif.
Proche du président Félix Tshisekedi , surnommé « Fatshi », dont il est présenté comme la « dernière cartouche » en matière de redressement monétaire, Wameso bénéficie d’une solide expérience bancaire et d’une formation reconnue dans la finance. Son parcours nourrit l’espoir d’une gestion rigoureuse, notamment dans le contrôle des flux de devises qui inondent les rues congolaises.
Dans son premier discours officiel, le nouveau gouverneur a d’ailleurs dévoilé les grandes lignes de sa mission : renforcer la crédibilité de la BCC, combattre les pratiques financières illicites et restaurer la confiance des Congolais dans leur monnaie.
Reste à savoir si, au-delà de l’annonce, il saura traduire cette volonté en résultats tangibles. L’épreuve du temps sera, à coup sûr, le juge ultime de son action.