L’impossible n’est pas patriote » Interview d’Egide Wawende, Directeur général de la DGREK et député provincial

Egide Wawende, député provincial et Directeur général de la Direction générale des recettes du Kwilu (DGREK), revient sur son parcours politique et institutionnel marqué par deux mandats comme élu et un mandat comme Secrétaire général du gouvernement provincial. Il souligne les défis majeurs de la DGREK : fraude fiscale, sureffectif difficile à gérer et manque de cohésion dans la mobilisation des recettes. Pour y remédier, il prône un assainissement fondé sur la sensibilisation du personnel, la promotion du civisme fiscal, la sécurisation des fonds et la mise en place d’une gouvernance rigoureuse. Sa devise, « L’impossible n’est pas patriote », traduit sa conviction que la province du Kwilu peut exploiter pleinement ses richesses humaines et naturelles grâce à la discipline et la détermination. Il annonce plusieurs réformes : révision des textes légaux, redéfinition du statut du personnel, promotion du patriotisme fiscal et amélioration de la gouvernance. Enfin, il rappelle que son action politique et sociale reste guidée par l’intérêt des populations, combinant des réponses immédiates aux besoins locaux et une vision institutionnelle tournée vers le développement durable de la province

Septembre 30, 2025 - 21:09
Octobre 1, 2025 - 01:47
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L’impossible n’est pas patriote »  Interview d’Egide Wawende, Directeur général de la DGREK et député provincial
Egide WAWENDE, Directeur Général DGREK

Propos recueillis par Léon Idole HOPAY 

 Léon HOPAY : Monsieur le Directeur général, avant d’aborder vos réformes à la DGREK, pouvez-vous revenir brièvement sur votre parcours ?

 Egide Wawende : Je suis avant tout un élu de proximité. Deux fois élu député provincial, j’ai eu l’honneur et la responsabilité de bénéficier de la confiance renouvelée de mes concitoyens. Par ailleurs, j’ai également servi un mandat en qualité de Secrétaire général du gouvernement provincial. En parallèle, je suis un acteur social engagé dans mon territoire d’Idiofa et, plus largement, dans la province du Kwilu. Aujourd’hui, j’ai la charge d’une mission institutionnelle à travers mes fonctions de Directeur général de la Direction générale des recettes du Kwilu (DGREK).

 Léon HOPAY : La DGREK a été créée pour mobiliser des fonds destinés au développement de la province. Pourtant, l’institution traverse des difficultés. Quels sont les principaux obstacles que vous avez identifiés ?

 Egide Wawende : La DGREK devrait être un moteur du développement provincial, mais elle souffre de plusieurs dysfonctionnements. Nous faisons face à des pratiques de fraude fiscale profondément enracinées, à un effectif pléthorique parfois difficile à encadrer, et à un manque de cohésion dans la chaîne de mobilisation des recettes.

Léon HOPAY : Face à ces défis, quelle est votre stratégie de redressement ?

 Egide Wawende : Mon cap est clair : l’assainissement. Cela passe par la conscientisation du personnel, l’éducation au civisme fiscal et une meilleure canalisation des recettes. Notre objectif est de sécuriser les fonds et de bâtir une base financière solide pour donner au Kwilu les moyens réels de son développement.

 Léon HOPAY : Vous avez déclaré que « l’impossible n’est pas patriote ». Que signifie cette formule ?

Egide Wawende : C’est une conviction profonde. Le Kwilu regorge de richesses humaines et naturelles. Avec de la discipline, de la détermination et de la patience, rien n’est hors de portée. L’impossible n’est souvent qu’un prétexte pour justifier l’inaction. Pour ma part, je crois fermement en la capacité de notre province à se hisser à la hauteur de ses ambitions.

Léon HOPAY : Concrètement, quelles réformes envisagez-vous pour la DGREK ?

Egide Wawende : Nous allons travailler sur plusieurs volets : la révision des textes légaux, la redéfinition du statut du personnel, la promotion du patriotisme et du civisme fiscal, et l’instauration d’une gouvernance plus rigoureuse. Ces réformes doivent insuffler un nouvel élan à la DGREK et en faire un véritable instrument de développement pour la province.

Léon HOPAY : Vous êtes également député provincial depuis deux mandats. Quel regard portez-vous sur cette expérience politique ?

Egide Wawende : Mon bilan est positif. J’ai participé activement aux travaux de commissions, soutenu des réformes et déposé plusieurs propositions de loi. J’ai toujours placé au centre de mon action l’intérêt de mes électeurs et de l’ensemble de la province.

Léon HOPAY : Enfin, au-delà de vos fonctions institutionnelles, vous êtes reconnu comme un acteur social. Pourquoi cet engagement parallèle ?

Egide Wawende : Parce que servir mon peuple, c’est être présent sur tous les fronts. L’action sociale permet de répondre directement aux besoins quotidiens de nos populations, tandis que l’action institutionnelle construit des solutions à long terme. Les deux sont complémentaires et indispensables.

Léon HOPAY: Merci, Monsieur le Directeur général, pour cet échange.

Egide Wawende : C’est moi qui vous remercie.