RDC : Aubin Minaku dénonce une « erreur judiciaire manifeste » dans la condamnation de Joseph Kabila

Aubin Minaku dénonce la condamnation à mort de Joseph Kabila par la Haute Cour militaire, qu’il qualifie d’« erreur judiciaire manifeste » et de procès politique. Selon lui, ce verdict ternit l’image internationale de la justice congolaise, compromet les efforts de paix et de dialogue national, et illustre une dérive où la justice devient instrument politique. Minaku conclut en fustigeant ce « paradoxe » et ce « gâchis ».

RDC : Aubin Minaku dénonce une « erreur judiciaire manifeste » dans la condamnation de Joseph Kabila
Aubin Minaku Ndjalandjoko, Vice-président du PPRD et président honoraire de l'Assemblée Nationale

Par Léon Idole HOPAY

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a réagi avec vigueur à la condamnation à mort de l’ex-chef de l’État Joseph Kabila par la Haute Cour militaire.

Dans une déclaration ferme faite via son compte X, Ndjalandjoko a qualifié cette décision d’« erreur judiciaire manifeste et majeure », estimant qu’elle s’inscrit dans la logique d’un « pseudo procès politique ».

Pour Minaku, ce verdict ne constitue pas seulement une faute de droit, mais une tâche qui risque de ternir durablement l’image de la justice congolaise au niveau international. « Elle va marquer négativement les annales du droit des crimes internationaux en ce XXIe siècle », a-t-il averti, dénonçant un précédent dangereux.

Au-delà de la sphère judiciaire, l’ancien président de la chambre basse du Parlement voit dans cette condamnation un obstacle aux dynamiques de paix et de dialogue national inclusif. Selon lui, une telle décision « corrompt superbement et inutilement » les efforts en cours pour réconcilier les forces politiques et sociales du pays.

Dans un ton mêlant indignation et amertume, Minaku a résumé la situation en deux mots : « Quel paradoxe ! Quel gâchis ! », soulignant l’incohérence entre les aspirations affichées à l’unité nationale et les pratiques judiciaires qui, selon lui, relèvent davantage de la mise en scène politique que de la quête de justice.