RDC: la nouvelle société civile congolaise dénonce la prise en otage du peuple par le régime en place

Avril 23, 2024 - 13:00
Avril 23, 2024 - 13:12
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RDC: la nouvelle société civile congolaise dénonce la prise en otage du peuple par le régime en place
Jonas Tshiombela, président de la nouvelle société civile congolaise.

La Nouvelle société civile congolaise dénonce la tentative de prise en otage du peuple en détresse et la privatisation de l’appareil de l’Etat par une certaine classe politique égoïste.

Tel est le message de cette structure citoyenne contenu dans un communiqué de presse dont une copie est parvenue ce mardi à la rédaction.

« Près de quatre mois après l’investiture du Chef de l’Etat à la magistrature suprême, la RDC peine à mettre en place le gouvernement, cela malgré la nomination de l’informateur et de la première ministre.
Des consultations en consultation, tirant en longueur comme si ces autorités ne sont pas conscientes de l’extrême urgence de la sécurisation du pays et son occupation par les armées étrangères du Rwanda et de l’Ouganda avec complicité et bénédiction de la communauté internationale », dénonce la NSCC dans ce communiqué.

Cette structure citoyenne fustige également le déplacement massif des personnes ayant fui les atrocités causées par cette agression dans l’Est de la RDC.

« Cette guerre injuste a occasionné plusieurs milliers de massacres de population civile, des villages et écoles brulés dans la partie orientale de la RDC en toute impunité. Que dire du sort de plus de 7 millions des déplacés internes exposés à toutes sortes d’intempéries, Bunagana toujours sous occupation des armées ougandaise et rwandaise, le massacre oublié de Kishishe, Kiwandja », poursuit la NSCC.

Pour la nouvelle société civile congolaise, le pouvoir ne se rend pas compte de la situation sécuritaire que traverse le pays .

« Pendant ce temps à Kinshasa, cette préoccupation majeure et vitale de la nation est reléguée au second plan et devenu le cadet de souci de la majorité au pouvoir, l’heure est plutôt à la guerre de positionnement dans les institutions de la République », dénonce la NSCC.

Par ailleurs, cette organisation de la société civile regrette le nepostisme qui a élu domicile au sein de l’assemblée nationale.

« Près de 70 % des députés nationaux ont pour suppléants les membres de leurs familles biologiques, la NSCC craint que cela ne se répète dans la nomination des membres du gouvernement, de la diplomatie et des entreprises publiques.
Décidément, le pays est pris en otage et privatisé par une minorité de la classe politique égoïste actuellement au pouvoir, c’est toujours les mêmes figures politiques qui ont mis le pays à genou qui tentent de revenir ou se maintenir avec les mêmes méthodes de positionnement politique des membres de leur famille », peut-on lire dans ce communiqué.

Le renouvèlement de la classe politique a encore du chemin en RDC, une promesse sans lendemain, estime cette structure.

« Pendant ce temps, le Rwanda et l’Ouganda sont à la manœuvre de la balkanisation et pillage des richesses, à l’intérieur du pays, c’est la privatisation qui semble prendre corps, le peuple congolais n’est pas dupe et vous observe.
Pour toutes ces raisons, la NSCC avertit déjà qu’elle sera comme toujours du côté du peuple abandonné et appelle désormais à la mobilisation générale et citoyenne pour sauver le pays et contre sa prise en otage par une certaine classe politique et sa privatisation. Disons non à la république des familles et des mêmes figures politiques, que personne ne vienne prétexter l’ignorance », conclut le document.

La RDC n’arrive pas à se doter d’un nouveau gouvernement plus de 4 mois après les élections législatives et présidentielle.

Nommée depuis le 01 Avril , la première ministre Judith SUMINWA TULUKA a cloturé depuis le 19 du même mois les consultations qu’elle a entreprises avec les regroupements politiques de l’union sacrée en vue de la formation de l’équipe gouvernementale.