RDC: l’opposition se divise à nouveau

Septembre 23, 2024 - 16:48
Septembre 23, 2024 - 16:54
 0
RDC: l’opposition se divise à nouveau
Quelques figures emblématiques de l’opposition congolaise.

Si lors des élections présidentielles de 2023, elle n'a  pas été en mesure de sortir  un candidat commun, rien n’a changé . 

ce climat de discorde  persiste toujours au sein de l'opposition où les différentes parties ne parviennent pas à s'accorder sur la tenue d’un probable dialogue avec le pouvoir en place.

Alors que Martin Fayulu plaide pour un dialogue, son choix est vivement contesté par le FCC de Joseph Kabila qui accuse le pouvoir en place de ne jamais respecter les accords.

« Le FCC réaffirme son refus de tout dialogue avec le pouvoir en place, étant donné que celui qui l’incarne n’a jamais respecté et ne respecte aucun accord ou engagement qu’il prend (Genève, Nairobi, FCC-CACH, Luanda…). » a-t-il écrit dans son mémorandum adressé à Jean-Pierre La Croix.

Pour la famille de l’ancien président Joseph Kabila, aucun dialogue ne pourra apaiser la crise actuelle tant que le régime en place est au pouvoir.

À la fin de la semaine dernière, un autre opposant a saisi l'occasion pour faire entendre sa voix. Il s’agit de l’ancien Premier ministre, Adolphe Muzitu.

Dans un communiqué intitulé « Pourquoi faire entre qui et autour de qui ? » , Il a posé 10 questions auxquelles doivent répondre les acteurs politiques avant la tenue de ces assises. Voici l'une des questions :

« Ce dialogue serait-il investi du pouvoir de préparer à l'intention du peuple un projet de Constitution définitive en vue de dissoudre l'actuelle Constitution (de février 2006) adoptée par un parlement de facto où siégeaient des députés non élus, mais plutôt nommés par un Président de la République, lui-même non élu et promulguée par le même Président de facto, Monsieur Joseph Kabila? » s’est interrogé Muzitu dans son questionnaire.

Pour sa part, Félix Tshisekedi s’est dit prêt pour un probable dialogue avec ses opposants tout en évoquant les attitudes de chacun à son égard. en guise d’illustration il a relaté une discussion avec les évêques de la CENCO :  

« Dernièrement, j’ai reçu, pour l’anecdote, les évêques de la CENCO, le jour où ils ont élu leur nouveau président, leur nouveau bureau. Et dans nos discussions, je ne vais pas les dévoiler ici, mais il y a eu une demande allant dans ce sens. Ma réponse était claire. J’ai dit: mais, Monseigneur, je suis à votre disposition. Je ne demande que ça. Mais dites-moi,Comment vais-je m’y prendre ? J’ai pris l’exemple de trois opposants. J’ai commencé par Martin Fayulu. Je lui ai dit: mais il n’a jamais reconnu les résultats des dernières élections. Comment est-ce qu’il acceptera ma main tendue ? », s’est interrogé le chef de l’État au cours de cette interview 

Jevic Ebondo