RDC: vers l’accalmie entre le ministre de la justice et les magistrats?

Septembre 21, 2024 - 14:35
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RDC: vers l’accalmie entre le ministre de la justice et les magistrats?
Constant Mutamba, ministre congolais de la justice, et Dieudonné Kamuleta, président du CSM.

Après son séjour médical à l'étranger, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba a rencontré ce mercredi Dieudonné Kamuleta, président du Conseil supérieur de la magistrature. Au sortir de leurs échanges, Mutamba a révélé qu'il n'y a aucune contradiction entre le ministère de la Justice et les magistrats :

«Il n'y a aucune contradiction entre le Conseil supérieur de la magistrature et le ministre de la Justice,... Nous sommes tous pour les réformes courageuses qui constitueront une thérapie de choc face aux maux qui rongent notre justice en général, ceux contre lesquels nous nous attaquons tous, ce sont les réseaux mafieux que l'on retrouve dans tous les secteurs de la vie nationale et qui ont mis à genoux malheureusement notre République. » a expliqué Constant Mutamba.

S'agissant de l'organisation des états généraux de la Justice, le ministre a rassuré la tenue de ces assises d'ici à la fin du mois d'octobre :

«Les états généraux de la justice congolaise seront organisés fin octobre, d'ici demain le président du Conseil supérieur de la magistrature va nous transmettre la liste des noms de hauts magistrats qui feront partie de la commission d'organisation des états généraux...», a poursuivi Constant Mutamba.

Cependant, le mois dernier, via un communiqué, l'intersyndicale de magistrats a plaidé pour la mise en œuvre des résolutions des états généraux de la Justice tenus en 2015. Selon cette association des magistrats les résolutions prises lors de ces assis sont restées lettre morte. 

Après la tentative d'évasion à Makala, le ministre de la Justice a cité les magistrats comme premiers responsables de la surpopulation carcérale, ces accusations ont été réfutées quelques jours plus tard par le Conseil Supérieur de la Magistrature(CSM). 

Pour le CSM, « les arrestations et les détentions opérées par les magistrats constituent une réponse légale et adéquate pour sécuriser la population » avait-il précisé après ces événements.

Jevic EBONDO