Kinshasa : face aux inondations récurrentes, Papy Labila préconise des solutions structurelles
À la suite d’une descente de terrain le 11 mars 2026 à Kinshasa, le Directeur de cabinet adjoint au ministère des ITPR, Papy Labila Nkalim, a constaté la gravité des inondations récurrentes dans plusieurs zones de la capitale. Il préconise des solutions structurelles : drainage du fleuve à la confluence avec la rivière Gombe, libération de ses lits mineur et majeur, démolition de certaines rampes d’accès et curage au niveau du camp Lufungula afin de protéger des axes stratégiques tels que les avenues des Huileries, Gombe, le rond-point Socimat et le boulevard Triomphal. Il recommande également la démolition des constructions illégales dans le lit du collecteur Cabu et l’aménagement de berges pour améliorer l’écoulement des eaux. Enfin, il appelle la population au civisme, notamment en évitant de jeter les déchets dans les caniveaux et les cours d’eau, rappelant que la prévention des inondations repose aussi sur la responsabilité collective.
Par Léon Idole HOPAY
À l’issue d’une descente de terrain effectuée ce mercredi 11 mars 2026, le Directeur de cabinet adjoint au ministère des Infrastructures et Travaux publics et Reconstruction (ITPR), Papy Labila Nkalim, a dressé un état des lieux préoccupant de plusieurs zones de la capitale régulièrement touchées par les inondations. Cette visite d’inspection lui a permis de formuler une série de recommandations visant à restaurer l’écoulement naturel des eaux et à prévenir les débordements qui paralysent certains axes stratégiques de Kinshasa.
Parmi les mesures proposées figure notamment le drainage du fleuve au niveau de sa confluence avec la rivière Gombe. Selon lui, cette opération implique la libération du lit mineur et du lit majeur de la rivière Gombe, aujourd’hui fortement encombrés par des aménagements et des constructions anarchiques qui entravent la circulation des eaux.
Dans la même logique, la démolition de certaines rampes d’accès ainsi que le curage du lit de la rivière au niveau du camp Lufungula s’avèrent indispensables pour limiter les inondations qui affectent régulièrement les avenues des Huileries, Gombe ainsi que le rond-point Socimat, points névralgiques de la circulation dans la capitale.
Le Directeur de cabinet adjoint a également attiré l’attention sur le collecteur Cabu, dont l’efficacité hydraulique est compromise par l’occupation illégale de son lit. Il préconise ainsi la démolition des constructions érigées dans le lit mineur et l’aménagement de berges appropriées, afin de protéger durablement le boulevard Triomphal, l’un des axes majeurs de la ville, contre les crues et débordements.
Dans cette perspective, l’autorité administrative estime que des mesures fortes et structurelles s’imposent, car, comme le dit l’adage, « à grands maux, de grands remèdes ». Cette réalité rappelle également une sagesse ancienne que l’on retrouve dans plusieurs traditions africaines : lorsque le fleuve est entravé, il finit toujours par réclamer son passage. Dans certaines cosmogonies bantoues, les eaux sont placées sous la protection d’esprits ancestraux qui veillent à l’équilibre entre l’homme et la nature. Lorsque cet équilibre est rompu par l’imprudence humaine, la nature se charge de rappeler l’ordre des choses.
Au finish, Papy Labila Nkalim a lancé un appel pressant au civisme de la population, invitant les habitants de Kinshasa à cesser de jeter les déchets solides dans les caniveaux et les cours d’eau, une pratique qui aggrave considérablement les risques d’inondation. Car, au-delà des infrastructures, la lutte contre ces catastrophes urbaines repose aussi sur la responsabilité collective, afin que la ville retrouve l’harmonie avec ses rivières, comme l’enseignent depuis des siècles les sagesses africaines.